Partie II : Le cheminement des odeurs du nez au cerveau...

Publié le par L.P. & M. A.-B.

)     1) La perception des odeurs

Lors de l’olfaction, les molécules odorantes remontent via les fosses nasales jusqu’à la cavité nasale où se situe l’épithélium olfactif, qui est une muqueuse, recouvert de mucus. Les molécules odorantes se dissolvent alors dans le mucus et accèdent à la surface de l’épithélium olfactif où se trouvent des cellules nerveuses spécialisées qui sont des neurones se terminant par des cils sensibles aux molécules odorante. Ces neurones sont au nombre de 50 millions et possèdent chacun un seul type de récepteur olfactif dans leur membrane cellulaire ; ces récepteurs, au nombre de mille, sont codés par 347 gènes et sont chargés de transformer les molécules odorantes en influx nerveux ou ondes électriques qui remontent ainsi jusqu’aux différentes zones du cerveau par le nerf olfactif. Cependant chaque récepteur olfactif peut interagir avec plusieurs odeurs différentes.

La perception olfactive repose sur deux principales fonctions qui sont :

·       -  La distinction des différents signaux électriques perçus.

·       - La reconnaissance de ces signaux électriques en les comparant aux signaux électriques mémorisés antérieurement.

La perception olfactive repose sur trois caractéristiques majeures des odeurs qui sont leur intensité, leur qualité ainsi que leur hédonisme.

L’intensité d’une odeur se définit par la quantité de molécules odorantes liées aux récepteurs. Plus la quantité de molécules odorantes sera grande, plus la séquence des impulsions électriques sera élevée et par conséquent plus la perception de l’odeur sera forte. A noter que quant on perçoit plusieurs odeurs les intensités de celles-ci sont souvent considérées communément.

La qualité des odeurs détermine l’identité de la molécule odorante. Les hommes sont plus sensibles à la qualité qu’à l’intensité des odeurs.

L’hédonisme quant à lui est le caractère plaisant ou déplaisant d’une sensation olfactive. Ce dernier dépend de nombreuses caractéristiques comme l’intensité du stimulus olfactif.

Cependant il est nécessaire de préciser que pas toutes les odeurs peuvent êtres détectées. En effet, la détection et d’une odeur se fait à partir d’une certaine concentration de molécules odorantes par litre d’air, on appelle cette concentration établit le seuil de la perception olfactive. Ce seuil de détection est propre à chaque type de molécule odorante mais il se situe toujours dans un ordre de 1012 molécules par litres d’air. Il existe de même un seuil de saturation, c'est-à-dire une concentration de molécules odorantes à partir de laquelle l’homme ne fait plus la différence entre les différentes intensités des odeurs. L’homme ne perçoit alors plus l’odeur alors que celle-ci est toujours présente.

Enfin la perception olfactive humaine est influencée par différents facteurs qui influent sur la sensibilité des individus tels que :

·        Les facteurs physiologiques

·        Les facteurs génétiques

·        Les facteurs cognitifs, émotionnels et affectifs : ces derniers dépendent de l’expérience personnelle de l’individu face aux odeurs.

·        Les facteurs environnementaux

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M2) Mémorisation des odeurs

Les odeurs, lors de leur mémorisation font fonctionner différentes parties de notre cerveau. En effet lorsqu’une molécule odorante est captée par les récepteurs olfactifs, elle est, par un système de codage pas encore réellement défini, transformé en influx nerveux. Ces influx vont ensuite aller directement vers le bulbe olfactif. Le bulbe olfactif est la première région du système nerveux central à recevoir les influx nerveux olfactifs en provenance de l’épithélium olfactif. Le bulbe olfactif effectue ainsi un tri et un codage de l'information olfactive avant de l'envoyer vers les différentes parties du cerveau, le bulbe olfactif peut alors être considéré comme un relais.

Parmi les parties principales du cerveau qui reçoivent les influx nerveux provenant du bulbe olfactifs, deux parties, l’Hippocampe et l’Hypothalamus font partie du système limbique. Les autres sont le Thalamus et le Néocortex. De ces quatre parties, les deux plus importantes contribuant à la mémorisation des « odeurs », ou plus précisément des informations olfactives, sont celles du système limbique car elles contribuent à la formation de la mémoire, en collaboration avec les autres parties constituant le système limbique, et ont de même un rôle sur le comportement.

De plus, la mémoire olfactive semble avoir une plus grande longévité que d'autres systèmes sensoriels. Ceci est du en grande partie par le fait que la mémorisation d’une odeur se fait par l’enregistrement de l’odeur, du contexte sensoriel et émotionnel. La mémorisation d’une odeur se fait alors implicitement et une odeur déjà perçue sera identifiée plus rapidement qu’une odeur inconnue.

Par exemple : soit quelqu’un qui est malade (grippe, grippe intestinale, nausées…) et qui sent une odeur de menthe forte lorsqu’il est chez son médecin.  Quelques jours, mois ou années plus tard si cette personne vient à sentir de nouveau cette odeur, il y a de très fortes chances pour que cette dernière le dérange car cet individu, inconsciemment, va faire la relation « odeur de menthe forte », « médecin », « maladie »…

Ensuite les « odeurs » se mémorisent plus vite qu’un son car les neurones sensoriels sur lesquels sont les récepteurs olfactifs se régénèrent environ tous les deux mois, ce qui est très rapide et rend donc plus performante l’acquisition de ces dernières.

 Enfin, l'odorat est le système sensoriel le plus ancien et le plus primitif, il est celui dont l'accès au cerveau est le plus direct, et le plus court comparé aux autres sens. Par conséquent il est beaucoup plus simple pour un individu d’enregistrer une odeur, qu’un son ou une image. Cependant les Hommes arrivent facilement, lorsqu'ils sentent une odeur qui leur est peu familière, à se remémorer des évènements, mais n'arrivent que très rarement à redonner le nom exact de cette odeur. La mémoire olfactive, comme les autres types de mémoire se dégradent avec l’âge de l’individu si ce dernier ne l’entretient pas car elle est cependant fragile.

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ngfjunj 13/10/2016 17:16

bbruuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu

lily 18/02/2016 01:30

tres bien sa me aider avec ma project en science

martinage 30/12/2012 16:44

Vous avez eu quelle note ?