Partie III: les réactions des l'homme face aux odeurs...

Publié le par L.P. & M. A.-B.

1) Des réactions en fonctions des odeurs.odeur-toxique.jpg

           

            L’être humain, par sa nature, ne peut se passer de classifier les odeurs comme étant « bonnes » ou « mauvaises ». En réalité que savons nous alors sur le fait qu’une odeur est « bonne » ou « mauvaise », autrement dit qu’elle soit « agréable » ou « désagréable »?

 

Une odeur paraît en réalité « bonne » ou « mauvaise » en fonction de ce qu’elle rappelle à chaque individu. C’est ainsi que sur un échantillon de 10 personnes il n’y aura pas 2 personnes à qui une odeur rappelle la même chose. Les odeurs sont, simplement par leur mémorisation, liées au souvenir d’une circonstance, d’un objet ou d’un aliment qui ont provoqué une réaction chez l’individu.

 

Ainsi, si un aliment vous a répugné par son goût ou par son aspect, son odeur vous rappellera ces réactions et par conséquent vous incommodera. En revanche, une odeur qui sera « bonne » vous procurera un certain plaisir ou confort à son olfaction. Par exemple l’olfaction d’une « bonne » odeur lors d’un examen pourra, en quelque sorte, procurer un certain confort et ainsi apaiser ou déstresser le candidat. la-femme-appr-eacutecie-une-odeur-d-un-rose-s-est-lev-eacut.jpg

 

De plus, les odeurs, par les réactions qu’elles déclenchent chez un individu, peuvent être un gage de sécurité en alertant d’un danger. Par exemple l’odeur d’un gaz vous alertera sur une probable fuite et celle de la « fumée » ou du « brûlé » sur un incendie qui menace votre environnement. Par conséquent, face à ces odeurs vous aurez la réaction, pour votre sécurité de vous éloigner de l’endroit où vous percevez cette odeur.

 

Par conséquent, les odeurs, qu’elles soient « bonnes » ou « mauvaise », peuvent alors stimuler et favoriser les réactions de l’homme face à de multiples circonstances.

 

 2) L’influence des odeurs sur la mémoire et les émotions.

 

            Les odeurs, lors de leur mémorisation font fonctionner différentes parties de notre cerveau dont certaines principales telles que le Thalamus, le Néocortex, l’Hypothalamus et l’Hippocampe. Ces parties ont chacune un rôle bien définit qui, combinées, nous éclairent sur le fait que les odeurs aient des influences sur nos émotions ainsi que sur notre mémoire.

 

En effet, le Thalamus a pour rôle d’établir les connexions avec le système limbique, c'est-à-dire avec l’ensemble des zones du cerveau connues pour jouer un rôle dans l'olfaction, la mémoire et la régulation des émotions. Ensuite, le Néocortex, quant à lui est impliqué dans la perception des sens et notamment dans celle de l’odorat et dans le processus de mémorisation ainsi que dans les réactions suites aux perceptions. Puis l’hypothalamus, fait partie des zones du cerveau impliqué dans les émotions. Enfin, l’Hippocampe quant à lui a pour rôle de contribuer à la construction rapide des mémoires liées aux évènements.

 

Toutes ces zones du cerveau font partie du système limbique. Ainsi nous pouvons mettre en évidence le lien étroit qu’il y a entre la mémoire des odeurs et les émotions. C’est pourquoi l’odorat est un des sens les plus complexe à comprendre au point de vue purement scientifique car c’est un sens qui fait appel à nos souvenirs et émotions pour s’exprimer ; or les émotions et souvenirs sont très difficiles voire impossibles à définir physiquement et chimiquement.

 

De nos jours, sachant que la mémoire, les émotions et l’odorat sont intimement liés, on se sert des propriétés de la mémorisation des odeurs pour aider certaines personnes ayant des problèmes de mémoire. En effet, à l’olfaction de certaines odeurs qu’un individu est susceptible d’avoir déjà perçues, différentes zones qui sont en relation les unes avec les autres s’activent dans le cerveau, et ce dernier pourra éprouver certaines émotions qui pourront l’aider à se rappeler d’un évènement.

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Ces images de cerveaux nous montrent que de zones particulières s’activent en fonction des odeurs perçues et que ces zones ne sont pas les même d’une odeur à l’autre. Ces zones coïncident avec des parties du système limbique mais aussi avec d’autres parties du cerveau ayant pour rôle de déclencher une réaction physique et/ou faire appel à différentes mémoires.

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